2013-2014 : Aliaga (Turquie-TBL), puis Le Mans (Pro A) et Cholet Basket (Pro A). Encore une saison à bourlinguer ! En Turquie, il fait équipe avec Marcellus Sommerville, mais non payé, il ne parvient pas à trouver sa place dans un collectif pléthorique. Coupé après cinq matches, il semble d'abord promis à un retour en Pologne, mais opte finalement pour une pige médicale au Mans, où il tente de faire oublier temporairement Da Shaun Wood, blessé à la main. En sept matches disputés, il se montre plus délié en championnat (7,2 points - 2,4 passes - 2,4 interceptions) qu'en Eurocoupe. Le Mans manquera d'ailleurs à l'appel du Last 32. Après cinq semaines, il est libéré par le club manceau. Mais Cholet, en quête d'une rotation sur le poste 1 depuis le départ de Tyler Brown (d'autant qu'Eric Chatfield, récemment débarqué, est hors de forme), l'engage aussitôt. Il effectue son baptême du feu à la Meilleraie lors de la réception de Reggio Emilia, et donne déjà la victoire à CB, au terme d'un match abouti (22 points à 5/6 à trois points ; 6 rebonds ; 4 passes). Moins saillant en Pro A et transparent devant le MSB, il subit ensuite le retour en forme d'Eric Chatfield. CB, alors trop garni en joueurs US, décide de le libérer, au terme d'une pige mitigée (7.0 points - 4,0 passes en championnat ; 13,8 points - 4 passes - 4 rebonds en Eurochallenge).
2012-2013 : Partizan Belgrade (Serbie-A League), puis Erdemir (Turquie-TBL), puis Pesaro (Italie-Serie A). Au Partizan, équipe au sein de laquelle évolue Leo Westermann, il vit un cauchemar, alors même qu'il s'apprête à disputer l'Euroligue. Il perd pied et voit son temps de jeu diminuer au fil des matches. Bredouille après quatre matches, le Partizan décide alors de couper son meneur américain, qui rebondit en Turquie, laquelle avait lancé sa carrière européenne. Là encore, l'expérience tourne court, puisque dés décembre, Torey signe à Pesaro, où il remplace Reggie Hamilton, lui aussi coupé. Hors de forme à son arrivée, il peine là aussi à gagner ses galons (7 matches de suite sans le moindre point), même s'il sort de l'ombre en fin de saison (13 points et 5 rebonds en 32' contre Caserte). Seulement 15e, Pesaro frôle la relégation. Une saison galère de A à Z.
2011-2012 : Spartak Vladivostok (Russie-PBL). C'est en Russie qu'il découvre les joutes européennes, mais très brièvement, puisque le club où figure le futur manceau Victor Cuthbert ne parvient pas à franchir le tour qualificatif d'Eurochallenge, car battu par le Ienisseï Krasnoïarsk. Frustré, Torey ne parvient pas à améliorer son rendement près du cercle (36,5 % à deux points), gêné en cela par la dimension athlétique du championnat russe. Plus délié en championnat, il est le grand artisan d'un succès de prestige sur le parquet du Khimki Moscou, dès la 4e journée (28 points à 4/7 à trois points) et intègre même le top 3 du classement des meilleurs marqueurs du championnat (avec 15,3 points par match), bien aidé en cela par la liberté de jeu que lui offre Boris Livanoc, son coach. Comme la saison précédente, il échoue en finale de la coupe nationale, et en demi-finale de playoffs, devant Krasnie Krilya. Au match retour, l'Américain, auteur d'un énième double-double, s'était pourtant montré à son avantage (18 points et 11 rebonds).
2010-2011 : Turow (Pologne-PLK). Dans un championnat plus relevé et une formation très cosmopolite (où figure David Jackson, futur Boulazacois), il signe sans doute l'une de ses meilleures saisons à titre individuel et collectif. En dépit d'un apport extérieur modeste (33,3 %), il se montre encore une fois très habile dans le costume de passeur (5,7 passes). Dans ses standards offensifs (14,4 points), il s'invite au all-star game et parvient même à hisser son nouveau club dans le costume de dauphin de la saison régulière. Hélas, il échouera en finale du championnat, devant Asseco Prokom, tout en se montrant héroïque (31 points et 8 rebonds lors du 2e match). Egalement finaliste de la coupe nationale, Turow n'en sera pas moins qualifié pour le tour préliminaire d'Euroligue pour la saison suivante.
2009-2010 : Nijmegen (Pays-Bas-Eredivisie). Dans l'est du pays, c'est un nouveau challenge qui s'offre à lui, dans une équipe habituée du haut de tableau et où il retrouve quelques compatriotes (dont Markel Humphrey, ex-JSA Bordeaux et Saint-Quentin). Convaincant offensivement (16,5 points à 46,3 %), il continue de briller dans le service de ses partenaires (18 points et 13 passes contre Rotterdam, 4e journée). Hélas moins en jambes en fin de saison, il échoue dans la quête du podium.
2008-2009 : Groningen (Pays-Bas-Eredivisie). Dans un championnat relativement homogène, il se montre plus irrégulier, plus gestionnaire aussi (5 passes, 2e meilleur passeur de la ligue) mais surtout, il effectue une saison pleine (46 matches), au cours de laquelle il signe encore quelques cartons offensifs, mais plus rares (23 points et 13 rebonds devant Eclipse Jet). Collectivement, il contribue à la superbe fin de saison de son club (6 victoires de suite), qui se hisse sur le podium (3e de la saison régulière et demi-finaliste des playoffs). Un club qu'il décide cependant de quitter, alors que celui-ci sera champion la saison suivante
2007-2008 : Antalya (Turquie-TBL), puis Akropol (Suède-Basketligan), puis Brest (Pro B). Non-drafté, il lance sa carrière européenne au sein d'un championnat turc qu'il ne parvient pas à dompter. Il quitte Antalya après cinq petites journées de championnat. Pour changer d'air et mettre le cap au Nord, direction la Suède et sa capitale, Stockholm. Là, très logiquement, il retrouve des couleurs, tout en ne permettant pas à son club de jouer les premiers rôles. Leader offensif jusqu'au bout des ongles, il termine - haut la main - meilleur marqueur du championnat (25,6 points) et 2e meilleur passeur (6,6 passes). Plusieurs fois, il affole les compteurs (33 points contre Södertälje, Solna et Plannja), multiplie les double-doubles (5 en tout) et se paye le luxe de gober 23 rebonds (!!!!) devant Södertälje, en février. Ayant fait le tour, il découvre ensuite la France et le Bretagne à compter du mois de mars. Mais il se heurte à la densité physique de l'antichambre de la Pro A et ne peut s'exprimer pleinement (7,9 points - 2,3 rebonds en 8 matches). L’Étendard se maintient pourtant aisément (11e).
2006-2007 : Sainte-Croix (NCAA). La saison de la consécration pour Torey, qui emmène les siens jusqu'au premier Tour du tournoi NCAA, après avoir remporté la saison régulière. Individuellement, il fait feu de tout bois et collectionne les distinctions : meilleur passeur (4,7 passes), meilleur intercepteur (2,8 interceptions) et meilleur défenseur de la conférence, MVP de la finale du tournoi de la Patriot League,... Plus performant au tir (40,3 % à trois points), il intègre également le Top 10 des scoreurs.
2005-2006 : Sainte-Croix (NCAA). Promu dans le cinq majeur, il confirme ses dispositions, tout en assurant à son université une nouvelle participation aux demi-finales de conférence. Fait rare pour un meneur, il intègre le top 5 des rebondeurs de la Patriot League (5,2 prises), dont il termine également meilleur passeur (4,8 passes) et 2e meilleur intercepteur (2,8 passes). Une saison pleine, son rendement offensif s'en trouvait lui aussi amélioré (11,0 points). Suffisant pour être élu dans la deuxième équipe de la conférence.
2004-2005 : Sainte-Croix (NCAA). En pleine évolution, il marque par sa capacité à faire de sa petite taille un atout de mobilité, palpable au regard de son rendement...au rebond (4,1 prises). De quoi propulser une nouvelle fois Sainte-Croix en tête de la saison régulière de Patriot League...avant d'échouer en finale de conférence. Il se révèle excellent passeur (3,7 passes, 3e meilleur passeur de la conférence) et très dur sur l'homme (1,8 interception). Même son rendement offensif est en maturation (7,7 points).
2003-2004 Sainte-Croix (NCAA). C'est dans la très pieuse université américaine, par ailleurs l'une des plus vieilles du pays, qu'il fait ses grands débuts. Il y côtoie un certain Kevin Hamilton, futur meneur/arrière de Besançon et de Rouen. D'entrée, il s'impose comme une rotation intéressante, malgré sa petite taille. S'il score peu et se montre encore assez peu adroit, il se montre néanmoins régulier offensivement et teigneux défensivement. Une entame de carrière prometteuse (5,1 points - 1,5 passes - 2,1 rebonds en 28 matches), marquée par la victoire de son équipe en Patriot League.
Biographie : Boulimique de chiffres liés au basket, il conserve sur son site personnel, qui est un modèle du genre, toutes ses statistiques depuis ses débuts professionnels. Il est issu d'un milieu pauvre. Petit, c'est dans les rues malfamées de White Palins, à New York, qu'il grandit. Élevé par sa mère, il met un point d'honneur à entrer à l'université. Tenté par une carrière de psychologue du sport, il tente finalement sa chance en tant que sportif professionnel.